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par PhilippeB

Ces 8 conseils sont destinés avant tout aux ailiers débutants pour les aider à se sentir à l’aise et en confiance dans ce poste pas toujours évident.

En effet, l’ailier n’est pas pas qu’un passeur. Il est un des élément clés dans le dispositif d’attaque car il peut à la fois initier une attaque et la conclure !

Il est donc important de développer les capacités des joueuses et joueurs à tenir ce poste si particulier.

Ces 8 conseils ne sont pas exhaustifs et vous pourrez choisir celui ou ceux qui vous intéressent le plus et/ou qui vous semblent les plus important. L’idée de cet article est surtout de proposer quelques pistes de réflexions ou quelques bases que vos ailiers, ailiers doivent connaître, sinon maîtriser 😉

 

Conseil n°1 : l’ailier doit toujours être orienté vers le but

 

Cela lui permet :

  • De connaitre la position de son adversaire direct mais également du reste des joueurs
  • De pouvoir apporter le danger très vite
  • De fixer son adversaire

On voit trop souvent des ailiers en match (ou à l’entrainement) qui sont dos au but et/ou à la défense.

Conseil n°2 : L’ailier doit-il s’engager interne ou externe ?

Dans un rôle de finisseur de l’action :

Il s’engage externe pour aller tirer :

  • lorsque l’arrière s’est engagé entre les défenseurs N°2 et N°1
  • si le défenseur est passif, en retard, inattentif

Il s’engage interne lorsque l’intervalle extérieur se referme pour :

  • Tirer entre les défenseurs 1 et 2
  • Si cet intervalle se referme :
    • il peut continuer sa course balle en main et faire la passe à l’un de ses partenaire à l’opposé (demi-centre, arrière opposé, pivot, ailier opposé)
    • Faire la passe à l’arrière pour le décaler

Dans un rôle d’initiateur de l’action :

Selon votre choix tactique, il peut avoir un engagement « préférentiel » :

  • Externe pour écarter la défense adverse
  • Interne pour créer un point de fixation entre les défenseurs 1 et 2

Conseil n°3  : l’ailier doit toujours se replacer après avoir fait une action

 

Il faut très vite se repositionner vers sa position initiale (point de corner) pour :

  • Pouvoir réattaquer en cas de passe de renversement, de 1 contre 1 de l’arrière, de décalage
  • Ecarter la défense adverse
  • Créer de l’incertitude chez le défenseur n°1

 

Conseil n°4 : A quel moment l’ailier doit-il faire une « entrée » ?

 

Bien évidemment, cela dépend avant tout de vos choix tactiques. Cependant, on peut proposer quelques pistes de réflexion pour les débutants selon les 2 types d’entrées : avec ou sans ballon.

L’entrée de l’ailier avec ballon :

  • Pour rebondir sur un 1 contre 1 qui n’a pas fonctionné : poursuivre son action vers l’intérieur (attention, dans ce cas, il ne faut pas qu’il ait débuté son 1 contre 1 par un dribble)
  • Pour enclencher un mouvement collectif. (Par exemple, un croisé ailier / demi-centre)

 

L’entrée de l’ailier après sa passe : « en passe et suit » :

  • Il rentre alors dans la défense dans le sens des passes et tout ses partenaires le voient et ont donc l’information de son entrée. L’objectif est alors de servir de relais (passe et va) ou de créer une situation de surnombre à l’opposé.

L’entrée de l’ailier sans ballon :

Il démarre lorsque la balle est à l’opposé pour :

  • Surprendre les défenseurs en partant «dans leur dos », de perturber la répartition défensive et créer de l’incertitude chez les défenseurs
  • De proposer dans son mouvement une solution de passe pour servir de relais à un décalage, une passe au pivot ou à un autre joueur
  • Pouvoir prendre de vitesse le flottement défensif et d’aller tirer dans un intervalle ouvert
  • Pour faciliter l’action de vos ailiers débutants, privilégiez un départ sans ballon côté pivot. C’est à dire que le pivot est positionné entre les défenseurs 1 et 2 ou 2 et 3 du côté de l’ailier qui va s’engager sans ballon

 

De manière générale, les rentrées d’ailiers avec ou sans ballon sont des solutions pour faire « redescendre » les défenses étagées de type 1-5, 2-4, 3-3, 3-2-1. Elles permettent ainsi de jouer dans le dos des défenseurs.

Conseil n°5 : l’ailier doit chercher à ouvrir son angle de tir

L’angle de tir de l’ailier est l’angle le plus fermé des joueurs d’attaque. Il doit donc chercher au moment du tir à ouvrir un maximum son angle.

Pour cela, il faut que l’ailier :

  • Prenne de la vitesse par sa course d’élan (sans ballon) et cherche à accélérer lorsqu’il reçoit le ballon. (On voit trop souvent les ailiers attendre d’avoir le ballon en main pour se mettre en mouvement…)
  • Prenne son impulsion le plus prêt possible du défenseur et en y mettant une intensité maximum pour pouvoir aller le plus haut possible et le plus loin possible.
  • Reste le plus longtemps possible en l’air pour prendre un maximum d’informations et se rééquilibrer pour choisir le meilleur impact de tir

 

Conseil n°6 : l’ailier doit maîtriser toutes les formes de tirs 

 

Comme l’angle est le plus fermé lorsqu’il va au tir, l’ailier doit connaitre (et maîtriser) plusieurs formes de tir :

  • Le lob pour battre un gardien avancé
  • Le tir au 2e poteau si le gardien est au 1er
  • Le tir au 1er poteau si le gardien ferme l’angle du 2e poteau
  • Les tirs spéciaux : roucoulette pour se sortir de situation avec des angles trés fermés, chaballa pour surprendre les gardiens de but…

Pour les ailiers débutants, il faut favoriser un « armé » de bras haut car plus la balle sera haute, plus la joueuse ou le joueur aura de possibilités pour le tir

Comme pour de nombreux savoir-faire, un ailier ou une ailière doit travailler sa gamme de tirs à l’entrainement… N’hésitez donc pas à les faire travailler les différentes forme de tirs comme la roucoulette, le chaballa….

 

Conseil n° 7 : l’ailier doit savoir faire un appel de pied avec chacun de ses pieds

 

L’ailier doit être aussi à l’aise avec un appel pied droit et pied gauche, quelque soit son « côté de jeu » car cela va permettre :

  • D’éviter de faire une zone si la zone de prise d’élan est trop courte (ou se réduit dans l’action)
  • La prise d’impulsion avec son pied opposé permet de se rééquilibrer en l’air et de surprendre le gardien de but
  • De plus, se réceptionner avec le pied opposé au pied d’appel permet également d’ouvrir l’angle de tir.

Conseil n°8 : Pour l’ailier, la défense n’est pas aussi facile qu’elle en a l’air…

 

La défense à l’aile est souvent considérée par les joueurs (et les entraineurs parfois) comme « facile ». C’est souvent à ce poste que l’on met les joueurs les moins expérimentés défensivement.

Son apparente facilité cache toutefois plusieurs difficultés dont l’ailier défenseur doit avoir conscience :

  • Pour ne pas se faire déborder en 1 contre 1 par l’attaquant, l’ailier débutant doit rester sur ses 6 mètres. Cela lui permet d’avoir une zone moins longue à couvrir. Ce qui lui donnera toujours un avantage temporel sur l’attaquant … avantage qui (théoriquement) rend sa tâche plus facile
  • Il doit également être attentif et vigilant aux « entrée d’ailiers ». Pour cela, il doit savoir en permanence où se situe à la fois son adversaire direct et le ballon pour ne pas se faire surprendre par une entrée (et en conséquence laisser ses partenaires se faire surprendre pas cette entrée).
  • Il doit également faire le maximum pour ralentir la rentrée d’ailier avec 2 consignes principales :
    • Accompagner (et non pas suivre, ce qui signifie qu’il s’est fait surprendre 😉 ) l’ailier si ce dernier passe derrière le défenseur N°2
    • Repousser l’ailier devant le défenseur n°2 pour effectuer le changement avec son partenaire.

Selon vos choix tactique, vous pouvez donner à votre ailier défenseur la consigne suivante :

  • À la suite d’une rentrée d’ailier, si la répartition entre le défenseur n°1 et le défenseur n°2 s’est bien faîte, alors demander à l’ailier défenseur de sortir sur l’arrière attaquant pour dissuader la passe vers lui.

 

N’hésitez pas à commenter ces propositions, à apporter les vôtres pour que ces conseils puissent aider chaque nouvel entraineur et lui permettre de faire passer quelques bons messages à ses joueuses et joueurs 😉